Diplomatie et paix au Proche-Orient : Fred HOUENOU salue la voix singulière de la France
Dans une tribune publiée ce 23 septembre 2025, l’acteur politique et président du Mouvement pour la Rénovation dans la Continuité (MRC), Fred Adriano HOUENOU, a salué la décision de la France de reconnaître officiellement l’État de Palestine. Pour lui, ce geste dépasse la symbolique et redonne souffle à la solution à deux États, seule voie vers une paix durable au Proche-Orient.
Dans son analyse, Fred HOUENOU insiste : la reconnaissance par Paris de l’État palestinien ne saurait être perçue comme un simple effet d’annonce. Elle représente, à ses yeux, une décision historique qui place la justice et le droit international au cœur du règlement du conflit israélo-palestinien. “Certains diront qu’il ne s’agit que d’un symbole. Mais l’Histoire nous enseigne que les symboles sont des leviers”, rappelle-t-il.
La paix comme horizon commun
Fred HOUENOU insiste également sur l’équilibre nécessaire entre les deux peuples. Reconnaître l’État palestinien, dit-il, c’est affirmer que “Israël n’aura jamais de sécurité durable sans justice pour son voisin, et que la Palestine ne peut obtenir de justice sans reconnaître la légitimité de l’État d’Israël.” Une approche qu’il qualifie de courageuse et visionnaire, car elle remet au centre l’idée de coexistence et de dignité partagée.
President du Mouvement pour la Rénovation dans la Continuité (MRC), le politologue précise que ce geste n’est qu’un point de départ. Il appelle à l’édification d’une véritable “architecture de paix” : sécurité pour Israël, réformes et unité pour l’Autorité palestinienne, application du droit international pour mettre fin aux faits accomplis qui hypothèquent la viabilité d’un futur État.
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Reconnaissance de la Palestine : un choix de courage pour sauver la paix
La reconnaissance par la France de l’État de Palestine n’est pas un geste de plus dans le brouillard diplomatique du Proche-Orient : c’est un acte de courage. Elle redonne souffle à
la solution à deux États, seule perspective de paix durable.
Dans un monde où le cynisme tend à remplacer le droit, où la violence menace de devenir l’unique langage des peuples, la France a rappelé qu’il existe encore une voie : celle de la justice, du droit international, de la paix.
Certains diront qu’il ne s’agit que d’un symbole. Mais l’Histoire nous enseigne que les symboles sont des leviers. Ils dessinent des horizons, ouvrent des perspectives, réveillent des consciences.
La solution à deux États, longtemps considérée comme une formule incantatoire, retrouve aujourd’hui une vigueur nouvelle grâce à ce geste français. Car il ne s’agit pas seulement de la Palestine. Il s’agit de l’idée même que deux peuples, aussi meurtris soient-ils, peuvent choisir la coexistence plutôt que l’affrontement, la dignité partagée plutôt que la domination sans fin. Reconnaître l’État palestinien, c’est dire haut et fort qu’Israël n’aura jamais de sécurités durable sans justice pour son voisin, et que la Palestine ne peut obtenir de justice sans reconnaître la légitimité de l’État d’Israël.
Ce choix de la France replace l’Europe dans l’histoire. Il rappelle que l’Europe ne peut rester spectatrice des drames qui agitent le Levant. Il redonne à la diplomatie française son rôle d’aiguillon moral et stratégique, capable de parler à tous les acteurs : Israël, l’Autorité palestinienne, les pays arabes, les États-Unis et les Nations unies. Mais ce geste n’est pas une fin : il est un début. Pour qu’il porte ses fruits, il faudra bâtir autour de lui une véritable architecture de paix. Une architecture de sécurité pour Israël, de réformes et d’unité pour l’Autorité palestinienne, de droit international pour mettre fin aux faits accomplis qui détruisent chaque jour la possibilité d’un État viable.
En reconnaissant l’État de Palestine, la France a choisi d’affirmer qu’il n’est pas trop tard. Qu’il reste encore possible d’empêcher que la violence ne devienne l’unique héritage transmis aux générations futures. Et qu’au cœur du chaos, la voix de la raison et du droit peut encore tracer un chemin.
À ce titre, toutes mes félicitations vont au président Emmanuel Macron, pour avoir osé poser ce geste de justice et de responsabilité devant l’Histoire.
Fred Adriano HOUENOU
Politologue – Consultant
Acteur politique, président du Mouvement pour la Rénovation dans la Continuité (MRC)
Cotonou, le 23 septembre 2025
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