Fred HOUENOU démonte la critique des Démocrates : une défense lucide des réformes éducatives

À la suite de la vidéo critique de Guy MITOKPE sur le système éducatif, Fred HOUENOU réagit et met les pendules à l'heure. Dans une publication pointue sur sa page Facebook, l'intellectuel engagé et analyste politique répond avec rigueur à la critique du parti "Les Démocrates" concernant la baisse du nombre de candidats au BEPC.

Là où Guy MITOKPE du parti "Les Démocrates" voit un signe d’échec des réformes, il oppose une lecture plus profonde, fondée sur l’analyse démographique et les résultats concrets des politiques éducatives engagées par le régime de la Rupture. En alliant données factuelles, connaissance des dynamiques sociales et sens aigu des responsabilités publiques, Fred HOUENOU dans son post réagit à la suite dela vidéo de Guy MITOKPE et rappelle que la véritable crise serait d’ignorer les progrès silencieux réalisés pour redresser l’école béninoise. Sa réaction à la fois pédagogique et politique révèle une vision à long terme, celle d’un système éducatif plus exigeant, plus équitable et réellement tourné vers l'avenir.

Lire ici lintégralité de son post

Critique du parti "Les démocrates"sur la baisse du nombre de candidats au BEPC : voici ce que je crois !


  Chers compatriotes,


Le parti "Les démocrates", dans son empressement habituel à juger, a récemment présenté par la voix de son secrétaire à la communication et l'information, la baisse du nombre de candidats au BEPC comme une preuve de l’échec des réformes administratives du gouvernement actuel. 

  En 2015, ils étaient près de 174 840 élèves à composer le BEPC. En 2025, ils sont environ 128 893, soit une baisse de 45 947 candidats en une décennie.


  Mais cette lecture est aussi superficielle que malhonnête.


Car la réalité est ailleurs, et elle est claire : cette baisse résulte d’abord d’un phénomène démographique objectif. 


   Les enfants qui ont composé le BEPC en 2025 sont nés entre 2010 et 2012, ( mon fils aîné en a été) une période marquée par une baisse progressive de la natalité au Bénin. 


  Il est donc tout à fait logique que le nombre d’élèves arrivant en fin du premier cycle soit aujourd’hui inférieur à celui d’il y a dix ans. ( Ceux ayant composé en 2015 étant né entre 2000 et 2003)

   Mieux encore, si le gouvernement du Président Patrice Talon n’avait pas engagé des réformes structurelles ambitieuses dans l’éducation, nous serions face à une situation bien plus critique.

Ce que certains appellent à tort des mesures d’exclusion sont en vérité des actes de redressement, qui ont permis :

- Le recrutement massif et régulier des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME), assurant une couverture éducative plus large et mieux encadrée, jusque dans les coins les plus reculés du pays ;

- La revalorisation de la pédagogie, avec des enseignants formés, suivis, encadrés ;

- L’assainissement du système, notamment à travers la restauration du Certificat d'Études Primaires (CEP) comme filtre rigoureux, garantissant que seuls les élèves réellement préparés poursuivent leur parcours vers le BEPC ;

- Le soutien direct aux familles les plus vulnérables à travers les transferts monétaires ciblés, qui permettent à des milliers d’enfants issus de milieux défavorisés de rester à l’école au lieu d’être envoyés au travail ou livrés à eux-mêmes ;

- Et bien sûr, la poursuite d’un investissement soutenu dans les infrastructures scolaires, les cantines, et la gouvernance du système éducatif.

Grâce à cela, nous avons limité les effets du décrochage scolaire, réduit les disparités régionales, et surtout évité une baisse qualitative du niveau scolaire.

Mes chers compatriotes, il ne faut pas inverser les responsabilités. Ce ne sont pas les réformes administratives qui ont vidé les salles de classe. 

  Ce sont les dynamiques naturelles de notre population, combinées à des décennies d’errance éducative, qui ont produit cette situation.

  Les réformes, elles, ont redonné du souffle à l’école béninoise.

L’histoire jugera non pas les clameurs de la critique facile, mais la vision, la rigueur et le courage de ceux qui ont préféré poser les fondations d’une école plus solide, plus équitable et plus exigeante.

Et cette œuvre de redressement, nous avons le devoir de la poursuivre pour que chaque enfant, qu’il soit né à Kpomassè, à Tchaourou ou à Porto-Novo, ait une chance réelle d’accéder au savoir, au mérite, à l’avenir.

 Bon dimanche à tous. 

Vive l’éducation. 

Vive la République. 

Vive le Bénin.

  Fred Adriano HOUENOU

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